Salut à toi,
bienvenue à ce 99ème Rendez-vous Qualité. Nous sommes désormais 3997 ! 🤩
Que tu sois là depuis le début ou que tu viennes d’arriver, merci de me lire.
Je remercie Qualnet, le sponsor de cette édition, qui permet de garder la newsletter gratuite pour les lecteurs :
Au sommaire:
En résumé si tu n’as pas 10 minutes devant toi
Je l’ai lue en entier (oui, oui)
D’où elle sort, cette révision ?
Entre le DIS et le texte final, qu’est-ce qui a bougé ?
Les cinq nouveautés, et là où ça risque de coincer
Le vrai sujet : savoir où s’arrête l’exigence
Et niveau calendrier ?
Mon avis, un an après le DIS
Et maintenant ?
Temps de lecture : 15 minutes
Actu rapide pour commencer : l’enquête auprès des responsables qualité / QSE est terminée, vous êtes 583 à y avoir répondu et je vous en remercie. 🙏
Je vous présenterai les résultats dans un webinaire de restitution début octobre (le lien d’inscription arrive bientôt).
Place à la grosse actu de la rentrée : la sortie de la nouvelle ISO 9001, publiée hier.
Allez c’est parti.
En résumé si tu n’as pas 10 minutes devant toi
L’ISO 9001 version 2026 est sortie le 16 septembre, tu peux te la procurer sur le site de l’AFNOR en cliquant ici (et pense à décocher les options par défaut si tu n’en n’a pas besoin!). Par rapport au DIS de l’an dernier il n’y a aucune exigence nouvelle, seulement des reformulations et une annexe A entièrement réécrite.
Les nouveautés par rapport à 2015 sont bien celles qu’on attendait : culture qualité et comportement éthique, opportunités traitées à part des risques, maîtrise des changements renforcée, changements climatiques et un peu de continuité d’activité par-ci par-là.
Tu auras trois ans pour la transition (à confirmer par l’IAF), donc concrètement passage à la v2026 à ton prochain audit initial ou de renouvellement et possibilité de le faire volontairement sur un audit de suivi.
Là où je pense que ça risque de coincer dans les entreprises, ce n’est pas sur les exigences elles-mêmes mais dans la tendance à en faire des tonnes pour prouver qu’on est conforme, au lieu de s’approprier les nouveautés d’une manière utile pour la boîte.
Je l’ai lue en entier (oui, oui)
Hier c’était donc le grand jour. J’ai acheté la norme sur le site de l’ISO dès le matin et j’ai passé ma journée dedans, avec le DIS de l’an dernier et la v2015 ouverts à côté pour comparer les trois textes paragraphe par paragraphe (je sais, j’ai des loisirs bizarres 😅). Pendant ce temps là ta boîte mail se remplissait probablement de webinaires « ce qui change dans l’ISO 9001:2026 », donc je ne vais pas t’en refaire un de plus.
Je t’avais dit « du calme » en juin 2025, puis « beaucoup de bruit pour pas grand-chose » en septembre après avoir lu le DIS. Est-ce que je maintiens maintenant que j’ai le texte définitif sous les yeux ? Je te le dis à la fin. Avant ça on va remettre un peu de contexte, regarder ce qui a bougé entre le brouillon et le texte final, puis passer en revue les parties où je pense que ça pourrait coincer dans les boîtes. Je ne rentre pas dans le détail de chaque exigence, ce n’est pas le but d’une newsletter (et puis pour ça j’ai autre chose à te proposer, tu verras en fin d’article).
D’où elle sort, cette révision ?
Petit rappel pour ceux qui ont pris le train en marche. Une norme ISO est réexaminée tous les cinq ans et la question « faut-il réviser la 9001 ? » a reçu trois non de suite, en 2020, 2021 et 2022, avant un oui en 2023 d’une courte tête.
Personne ne réclamait une révolution, j’en parlais déjà dans le numéro 60. Les vraies révolutions c’était 2000 et 2015, et pour ne rien te cacher la 2015 n’est toujours pas digérée partout, je croise encore régulièrement des systèmes qui font semblant d’avoir compris l’approche par les risques ou le leadership. La 2026 c’est un ajustement, un peu comme l’avait été la 2008.
Il faut aussi se souvenir de ce qu’est une norme de management générique : elle doit pouvoir s’appliquer à une boulangerie comme à un fabricant de satellites, donc elle représente un consensus, le niveau minimum à partir duquel une entreprise est fréquentable en matière de qualité.
Ce n’est pas son rôle d’être en avance sur son temps, même si ça me frustre un peu (on y revient plus bas). Et une bonne partie des mots qui ont bougé viennent tout simplement du tronc commun à toutes les principales normes de management, l’approche harmonisée SH, qui remplace la structure HLS et permet de faciliter l’intégration de la 9001, avec la 14001 ou la 45001 par exemple. Donc un mot qui change n’est pas forcément une exigence qui change, garde ça en tête quand tu liras les comparatifs.
Entre le DIS et le texte final, qu’est-ce qui a bougé ?
Eh bien pas grand-chose, et c’est ce qu’on attendait, le DIS donne toujours une très bonne idée du texte final. Aucune exigence nouvelle. Tout ce que je t’avais décrit l’an dernier est là : la culture qualité et le comportement éthique, les opportunités séparées des risques, la maîtrise des changements renforcée, le climat intégré au chapitre 4 et la continuité des activités qui traîne à quelques endroits sans jamais dire son nom.
J’ai quand même noté quelques retouches intéressantes. Les actions pour répondre aux opportunités ne doivent plus être « proportionnelles à l’impact potentiel » comme pour les risques, mais « appropriées au contexte de l’organisme » (§6.1.3). Ça a l’air de rien, mais ça veut dire qu’une opportunité ne se traite pas comme un risque à l’envers (j’y reviens).
L’annexe A.2 prend la peine d’expliquer que « continu » (« continual ») désigne une progression dans le temps avec des interruptions, et que « continuous », qui voudrait dire sans interruption, n’apparaît nulle part dans la norme. En français on traduit les deux par « continue », d’où des malentendus depuis des années sur l’amélioration continue. Bref : l’amélioration continue c’est une sinusoïde qui monte, avec des cycles, des pics, parfois des reculs ou des stabilisations, et pas une ligne droite.
Et puis une correction de traduction qui m’a fait sourire : au §8.2.2 l’organisme doit pouvoir « répondre aux demandes » en lien avec ses produits et services, alors que la version française disait « répondre aux réclamations » depuis 2015. En anglais c’était « claims », c’est-à-dire ce que tu annonces, ce que tu promets. Ça n’a jamais été le SAV, mais il aura fallu onze ans pour le traduire correctement.
Le gros des différences entre DIS et texte final, c’est l’annexe A. Elle a été entièrement réécrite, elle est plus courte d’un bon tiers en français, et surtout on lui a retiré tous ses « doit », ses « il convient » (j’ai compté, il n’en reste plus qu’un) et ses “il est important que” qui prêtaient à confusion. En clair, l’ISO a nettoyé elle-même son annexe de tout ce qui pouvait ressembler à une exigence déguisée. Mets ça de côté pour ton prochain audit, on va en reparler.
Pour aller plus loin ensemble :
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🚀 Mission Qualité – La formation pour apprendre à embarquer tes collègues. Inscriptions 2027 ouvertes.
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Les cinq nouveautés, et là où ça risque de coincer
La culture qualité et le comportement éthique
Ce que la norme demande, en fait, c’est très léger : la direction promeut une culture de la qualité et un comportement éthique (§5.1.1), et les personnes qui bossent pour l’entreprise en sont conscientes (§7.3). Il n’y a aucune exigence documentaire derrière. Le problème, je le vois déjà venir dans certaines boîtes : la charte encadrée à l’accueil, ou pire, la procédure « culture qualité » rédigée pour l’auditeur. Lors d’une formation au Village cet été, une responsable qualité m’a posé LA question : « la culture, elle est là partout, mais comment je la rends auditable ? » Ma réponse : c’est ce que tu annonces qui sera audité. Si tu écris « chez nous la culture qualité c’est ça et on la mesure comme ça », l’auditeur regardera ça et rien d’autre.
Une autre me demandait si elle en faisait trop ou pas assez, et là franchement je n’ai pas de réponse universelle, ça dépend de ta boîte (ça dépend, le fil rouge de tout ce que je raconte depuis des années). Si tu veux une définition pour démarrer, je te propose celle-ci : la culture qualité, c’est ce qui reste si tu disparais trois mois.
Les opportunités, la moitié oubliée du chapitre 6.1
Depuis 2015 les opportunités vivent dans l’ombre des risques. Dans les entreprises on voit plein de risques et on bug sur les opportunités, tu vois certainement de quoi je parle. La v2026 leur donne un paragraphe rien qu’à elles (§6.1.3), demande de les évaluer, et ta revue de direction devra désormais parler de l’efficacité des actions face aux opportunités sur une ligne à part de celle des risques (§9.3.2).
Attention au réflexe de recopier le registre des risques en positif, genre « risque de perdre un client » qui devient « opportunité de fidéliser un client ». Ça remplit une colonne et ça ne sert strictement à rien. Une bonne manière de savoir si tu es dans ce cas : est-ce qu’une seule opportunité identifiée dans ton système a déclenché une vraie décision au cours des douze derniers mois ? Si oui, tu es sur la bonne voie, et sinon ben tu sais ce qu’il te reste à faire.
Autre précision importante : l’opportunité est quelque chose qui contribue à assurer que l’organisme atteigne les résultats attendus. Ce n’est pas des choses en plus de la stratégie ou au-delà des objectifs. Et d’ailleurs le chapitre sur l’amélioration (§10.1) reboucle en invitant à alimenter les opportunités avec les résultats de la surveillance, de la mesure, de la revue de direction... Bref: les actions d’amélioration sont en réalité des opportunités saisies. Et d’un coup on comprend qu’il y en a plein, sans devoir sortir des trucs farfelus du chapeau.
La maîtrise des changements
Le §6.3 s’étoffe. Quand tu modifies ton système tu dois maintenant prendre en considération la communication du changement, la manière dont son efficacité sera évaluée et la manière dont ses résultats seront examinés. Dans un monde qui bouge de plus en plus vite je trouve ça plutôt sain. Le piège, tu le vois venir aussi bien que mois : une procédure de gestion des modifications de plus, avec son formulaire et sa case « efficacité vérifiée : oui », alors qu’on sait que la vérification de l’efficacité des actions est déjà un sujet difficile aujourd’hui. Pense plutôt à la dernière fois que tu as changé un processus. Qui l’a su et qui a vérifié que ça marchait ? Si tu as une réponse à ces deux questions, tu as déjà tout ce que demande le 6.3.
Le climat et la continuité (dans le bon sens)
Le texte final reprend la phrase de version 2 de l’amendement 2024 : l’organisme « doit déterminer si de tels enjeux découlent des changements climatiques » (§4.1), ce qui est plus clair que la formulation du DIS. On cherche l’impact du climat sur ta capacité à livrer, un fournisseur en zone inondable, une canicule qui arrête la production, et pas l’impact de ton organisme sur le climat. Ca c’est de la RSE, et la 9001 ne te le demande pas.
Même logique pour la continuité d’activité : le mot « plan de continuité » n’est pas dans le texte, mais l’idée y est. On la trouve au niveau de la nouvelle formulation autour des risques et opportunités qui concernent la “capacité à fournir de manière continue et régulière des produits et services conformes” (§6.1.2) et dans l’obligation d’informer “le client des mesures d’urgence, [...] y compris d’éventuelles perturbations dans la fourniture de produits et services” (§8.2.1).
Deux qualiticiens d’un distributeur international m’ont appelé la semaine dernière pour préparer leur renouvellement de mars 2027. Leur responsable RSE voulait profiter de la révision pour embarquer toute la boîte dans une démarche ESG. Pourquoi pas, c’est même une bonne idée, mais on a passé un bon moment à poser une frontière nette entre ce que l’exigence demande vraiment et ce qu’ils décident d’ajouter parce qu’ils en ont envie ou par choix stratégique. Tu as le droit d’en faire plus, du moment que tu sais que c’est toi qui l’as choisi (et que tu ne le vends pas à ta direction comme une obligation ISO, parce que ça, ça finit toujours par se retourner contre toi).
Les mots, et surtout l’annexe A
Le vocabulaire documentaire change (« tenir à jour » et « conserver » laissent la place à « doit être disponible sous forme d’informations documentées » et « disponibles comme preuve »), vingt termes sont définis directement dans le chapitre 3, et l’annexe A réécrite consacre un paragraphe à chaque article de la norme. Là où ça va coincer, c’est avec l’auditeur qui te lira l’annexe A comme si c’était le chapitre 8. Donc je le redis : l’annexe A est informative, elle ne contient pas d’exigences, c’est écrit noir sur blanc dès l’introduction.
Et mieux que ça, l’annexe A.2 précise texto que « prendre en considération » veut dire réfléchir au sujet pour décider de l’inclure ou non, alors que « prendre en compte » oblige à l’inclure, et que l’ordre des éléments d’une liste n’indique aucune priorité. Deux phrases à connaître par cœur avant ton prochain audit. Et si tu tombes sur un auditeur adepte du zèle, pas de stress, on sort la norme, on regarde ensemble et puis voilà.
Le vrai sujet : savoir où s’arrête l’exigence
Tu l’as senti, ces cinq points ont quelque chose en commun. Le risque de cette transition ce n’est pas tellement de rater une exigence, c’est d’en faire too much pour prouver qu’on est conforme, au lieu de comprendre l’essence des nouveautés, de se les approprier et d’y répondre d’une manière qui soit surtout et avant tout utile pour l’entreprise.
Un des deux qualiticiens dont je te parlais l’a dit mieux que moi, je cite : « on a tendance à vouloir en faire des tonnes, alors qu’en faisant plus simple le résultat serait le même, zéro écart ». En rajouter pour être sûr d’être couvert le jour de l’audit, c’est le pire réflexe qualité que je connaisse et j’y ai consacré tout un numéro il y a quelques mois (relire les onze exigences qui n’existent pas). La 2026 ne va pas l’arranger, parce que plus le texte explique et plus certains liront des obligations là où il n’y a que des explications.
Et niveau calendrier ?
Trois ans de transition, comme d’habitude. La date exacte doit être confirmée par l’IAF (c’est l’organisme qui fixe les règles aux certificateurs) et à l’heure où j’écris je n’ai pas vu passer la résolution officielle. Ensuite les organismes de certification ont besoin de temps pour cadrer leurs auditeurs et se faire accréditer sur la nouvelle version, y a pas le feu au lac. Donc tu passeras en v2026 à ton prochain renouvellement ou si tu veux anticiper tu pourras demander à le faire sur ton prochain audit de suivi. Et si tu es sur un audit initial sur les prochains moi : parles en avec ton certificateur, il sera ta meilleure source d’info. Si tu veux retrouver mes conseils pour bien gérer ta transition, j’en avais parlé dans cet article.
Mon avis, un an après le DIS
Alors, est-ce que je le maintiens ? Oui. Il n’y a pas de révolution et je continue de penser que c’est une occasion ratée. Le texte a grossi côté explications sans réellement oser côté exigences. L’expérience client, que j’espérais, n’y est pas (le DIS l’avait même effleurée dans son annexe et le texte final l’a effacée, c’est te dire). Le numérique et l’IA restent dehors (évoqués comme “technologies émergentes” dans une note liée aux opportunités et suggérées en Annexe A comme sujet à envisager). Une norme de management de la qualité publiée en 2026 sans un mot sur l’intelligence artificielle, je trouve toujours ça lunaire, même si je comprends la logique du consensus que je t’expliquais plus haut. Libre aux entreprises donc d’envisager l’IA comme enjeu, risque et/ou opportunité.
Par contre je nuance un truc. J’avais écrit il y a un an « beaucoup de bruit pour pas grand-chose », et pas grand-chose dans le texte c’est vrai, sauf que cette version est en fait taillée pour un profil précis : les systèmes qualité qui dorment. Un responsable qualité que j’accompagne est arrivé en 2024 dans une boîte certifiée depuis 2001 et il a trouvé, je le cite, « zéro culture qualité, un certificat sur le mur et puis basta ». Pour ce genre de système, la culture qualité, les opportunités et la maîtrise des changements c’est un réveil et un réveil utile. Pour une boîte mature c’est une après-midi de mise à jour et je le dis sans ironie.
Et puis il y a ce que chaque entreprise va décider d’en faire. La culture qualité écrite noir sur blanc dans une norme, c’est enfin une porte pour aller parler d’humain à ta direction avec le texte derrière toi. C’est un énorme pas en avant pour sortir de l’éternel “qualité = documents”. Une participante de Mission Qualité me disait cet été « ça m’énerve de dire c’est écrit dans la norme, déjà je ne suis pas convaincue moi-même ». Eh bien là, pour une fois, c’est écrit et ça parle de gens. Une petite révision donc, mais un gros prétexte et c’est à toi de t’en servir et d’en faire bon usage.
Et maintenant ?
Tu as trois ans, cinq sujets à regarder de plus près et à t’approprier pour prendre les choses par le bon bout (et démontrer tes compétences). Tu peux faire ça tout seul ou pas. Les membres Premium du Village QSE auront leur formation sur le sujet le jeudi 8 octobre avec Anthony Deles.
Tu peux aussi le faire avec moi : j’organise la formation « ISO 9001 version 2026 : comprendre les évolutions et savoir y répondre », en distanciel, sur une demi-journée, sur trois dates : les 9, 13 et 20 octobre. On y fera ce que cet article ne fait pas, c’est-à-dire le tour précis et exhaustif de chaque exigence, de ce qui change et surtout comment y répondre de façon utile sans en faire trop. Les préinscrits sont servis en premier, et si tu préfères une session intra dans ta boîte, c’est possible aussi. Dans tous les cas, fais-toi connaitre en remplissant le formulaire accessible ici.
Allez, c’est tout pour aujourd’hui !
A bientôt,
Benoit
PS : si tu connais quelqu’un qui apprécierait de me lire (ou qui va recevoir douze webinaires ISO 9001 cette semaine), fais lui suivre ce mail. 😉
Pour aller plus loin ensemble:
🏘️ Le Village QSE – La communauté des passionnés du métier : échanges, entraide et formation entre pairs pour ne plus avancer seul.
🚀 Mission Qualité – La formation pour apprendre à embarquer tes collègues. Inscriptions 2027 ouvertes.
😄 Les Memes QSE – Un peu d’humour dans le sérieux de nos métiers : 166 memes à adapter et partager à ta sauce.
→ Toutes mes ressources sont réunies sur mon site web.

