Salut à toi,
bienvenue à ce 15ème Rendez-vous Qualité, nous sommes désormais 1548! 🤩
Je remercie le sponsor de cette édition qui permet de garder la newsletter gratuite pour les lecteurs:
Cognilearning, la solution e-learning pour booster l’accueil, la prévention et la formation QSE des nouveaux arrivants, des intérimaires, des entreprises extérieures, des salariés, des transporteurs et des visiteurs.
Si le contenu te plait, tu peux faire suivre à tes amis et cliquer sur le cœur juste sous le titre parce que, oui, ça me fait plaisir. ❤️
Allez hop!
Temps de lecture : 7 minutes
Au sommaire:
La question du jour
La révision de l’ISO9001 v2015
Pour aller plus loin ensemble:
🏘️ Le Village QSE – La communauté des passionnés du métier : échanges, entraide, et inspiration entre pairs pour ne plus avancer seul.
🚀 Mission Qualité – Le programme pour grandir dans ton rôle, gagner en influence et retrouver du plaisir dans la fonction qualité / QSE.
😄 Les Memes QSE – Un peu d’humour dans le sérieux de nos métiers : 148 memes à adapter et partager à ta sauce.
→ Toutes mes ressources sont réunies sur mon site web.
La question du jour
Voici la nouvelle rubrique! Chaque semaine je réponds à une question d’une lectrice ou d’un lecteur. Si tu souhaites m’en poser une: ça se passe ICI. 😊
“Concernant le cadrage du périmètre d'application d'un système de management. Peut-on / doit-on exclure une exigence tout en justifiant de cette exclusion ou bien peut-on / doit-on plutôt exclure un ou plusieurs processus ?”
Maria.
Merci Maria. Tout d’abord, il n’est possible d’exclure du domaine d’application que des exigences qui seraient non applicables. Par exemple: une usine de production, qui ne fait pas de conception, peut exclure le §8.3 de l’ISO 9001. Mais en aucun cas on peut exclure des exigences car on ne souhaite pas y répondre!
Ensuite je suis partisan d’étendre au maximum le domaine d’application en termes de processus et d’activités couvertes, tant que cela reste compatible avec les enjeux et marchés de l’entreprise. Pourquoi? Pour éviter d’avoir des fonctionnements à deux vitesses (ou plus) dans l’entreprise.
Néanmoins quand une entreprise adresse plusieurs marchés (dispositifs médicaux, automobile, agroalimentaire…), avec des normes sectorielles et des exigences spécifiques à prendre en compte, il est utile de limiter les domaines d’application associés à chaque norme aux activités dédiées à chaque marché. Cela permet de limiter la superposition d’exigences.
La révision de l’ISO 9001 v2015
La nouvelle est tombée en plein été: un vote au sein du Comité Technique ISO TC 176 SC2 (aka le comité qui gère entre autres l’ISO 9001) a donné un avis favorbale au lancement du processus de révision de la norme généraliste de management de la qualité de référence.
A noter que plusieurs votes avaient déjà eu lieu depuis 2020, dont les résultats avaient systématiquement favorisé un maintien en l’état.
Tiens, une question: qui vote dans ce comité? Ce sont les organisations nationales des pays membres de l’ISO. Pour la France c’est donc l’AFNOR.
Le calendrier
Rassure-toi: la parution de la nouvelle version de l’ISO 9001 n’est pas pour demain!
De nombreuses étapes vont désormais se succéder. Pour faire simple:
création d’un groupe de travail et nomination d’un chef de projet (en cours)
établissement d’un brouillon (draft) du contenu envisagé de la révision
draft qui va subir de nombreux allers retours entre les pays membres de l’ISO et les membres du groupe de travail
looooooonnnnnnnggguueess discussions afin de trouver des consensus
rédaction d’un brouillon final (final draft) qui sera testé auprès d’entreprises et en audit
puis seulement validation et publication de la version révisée officielle
Concrètement: ce sera en 2025 au mieux, voir plutôt en 2026.
A quoi s’attendre?
L’historique des dernières révisions a montré deux cas de figures:
Modifications mineures: pas de grande nouveauté, plutôt de la clarification d’exigences existantes, comme ce fut le cas en 1994 et 2008.
Modifications majeures: introduction de nouveaux concepts, comme l’approche processus en 2002 et l’approche risques/opportunités en 2015.
Mon avis personnel est qu’on va se diriger vers des modifications mineures. Car même si le contexte global a évolué, bon nombre d’entreprises digèrent toujours les évolutions de la v2015, notamment sur le plan culturel (Non Michel il n’y a plus de procédures obligatoires 😅…).
On remarque au passage que depuis la parution de la première version en 1987, il n’y a pas eu deux nouvelles versions consécutives impliquant des changemens majeurs!
Des évolutions mineures permettraient de clarifier des exigences introduites dans la v2015 sur lesquelles les organismes certifiés rencontrent des difficultés d’interpretation et/ou de mise en oeuvre, tout comme les auditeurs lors de l’évaluation de la conformité. Hello l’approche risque / opportunités, les connaissances organisationnelles, la gestion des informations documentées…
Toutefois il est envisageable que de nouvelles exigences apparaissent, même si à l’instant T peu d’informations ont fuité. Parmi les sujets candidats que j’aimerais promouvoir, je citerai:
La gestion de crise, en lien avec les macros évènements des dernières années (Covid, Brexit, crise des semi-conducteurs…), qui pourrait devenir un sujet à part entière, à moins qu’elle ne soit incluse dans l’approche par les risques.
La prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux dans le contexte de l’organisme, en phase avec l’évolution et les prises de conscience perçues dans la société. Histoire aussi de pouvoir se brancher facilement à une démarche RSE.
La notion d’efficience, donc la prise en compte des ressources nécessaires à l’atteinte des objectifs, qui serait un pendant cohérent à la considération des enjeux globaux.
La gestion et la maitrise de l’information pour remplacer le concept de document (pardon: d’information documentée) qui me semble dépassé: je pense aux technologies qui font évoluer notre manière de travailler, comme l’ensemble des outils numériques, le big data et même l’intelligence artificielle générative.
L’expérience et le parcours client, pour aller au-dela de la seule recherche de satisfaction des besoins et attentes.
L’agilité, c’est-à-dire la capacité à changer rapidement, et donc la maitrise des modifications en boucles courtes.
Imposer certaines parties prenantes comme pertinentes et notamment trois qui sont totalement incontournables: les clients, les fournisseurs et les collaborateurs. C’est d’ailleurs un voeux pieux de voir la satisfaction des collaborateurs devenir une exigence clairement exprimée!
Pour conclure, le processus de révision est lancé, nous allons devoir ronger notre frein pendant les prochains mois, en attendant de voir sur quoi il va déboucher. Tu peux compter sur moi pour partager les infos que je pourrais capter au fur et à mesure.
Allez: on s’arrête là pour aujourd’hui!
Dans le prochain numéro je vais parler d’un truc qui m’a ouvert les yeux il y a quelques années: l’échelle des comportements.
A la semaine prochaine,
Benoit
PS: si tu connais quelqu’un qui apprécierait de me lire, fais lui suivre ce mail. 😉
Pour aller plus loin ensemble:
🏘️ Le Village QSE – La communauté des passionnés du métier : échanges, entraide, et inspiration entre pairs pour ne plus avancer seul.
🚀 Mission Qualité – Le programme pour grandir dans ton rôle, gagner en influence et retrouver du plaisir dans la fonction qualité / QSE.
😄 Les Memes QSE – Un peu d’humour dans le sérieux de nos métiers : 148 memes à adapter et partager à ta sauce.
→ Toutes mes ressources sont réunies sur mon site web.

